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Manifeste pour la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale

Manifeste pour la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale

 

 

M. le Président de la République,

 

Entendu que la Constitution de 1958 se prévaut des principes suivants :

 

« Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans

distinction d’origine, de race ou de religion. » - Article 2

 

« La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est :

gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » - Article 2

 

 « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » (Déclaration des Droits de l’Homme en préambule à la Constitution)

 

Entendu que, selon les récents sondages, bien que sujets à caution, 80% des Français interrogés se déclarent soutenir les manifestations des Gilets Jaunes,

 

Entendu que ce vaste mouvement de protestation populaire, et au vu des comptes-rendus issus des réseaux « sociaux » et rapportés, diffusés partiellement et bien que non impartialement par les médias audio-visuels et imprimés, est l'expression d'un grand nombre de Français qui, jusque-là, ne s'exposaient pas sur la place publique,

 

Entendu que tous les corps de métiers essentiels au bon fonctionnement d’une nation libre et égalitaire, tels que les professionnels de santé (infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie), tels que les pompiers, les policiers, les gendarmes, les postiers, les enseignants de l’Education Nationale et même l’Armée, désapprouvent en bloc, les « réformes » structurelles que vous leur imposer sans consultation constructive au motif de réduire « la dette publique » ou de modeler la « société » en la conformant à des idéologies qui ne fédèrent pas la majorité de la population, usagers, parents d’élèves, étudiants,

 

Entendu que des plaintes ou doléances sont clairement exprimées par le peuple de France, relatives à l'abandon des services publics, lequel abandon accentue la mort sociale des zones rurales, les difficultés à se déplacer, la désertification médicale, l’éloignement des services hospitaliers et maternités, des écoles, des bureaux de poste, la disparition des commerces essentiels, l’isolement des personnes âgées – autant de services pour lesquels les impôts existent depuis plus de 2000 ans,

 

Entendu que les citoyens besogneux, salariés, travailleurs indépendants, retraités (lesquels ont travaillé et contribué à l’enrichissement de la France ou l’ont servi sous les drapeaux), sans-emplois victimes des délocalisations ou de la course effrénée au profit pour le seul intérêt des actionnaires et autres financiers, ont de plus en plus de mal à vivre décemment à cause de vos impôts et taxes,

 

Entendu que les lois et règlementations imposées au peuple français à l’encontre de la volonté du plus grand nombre, telle que la limitation de vitesse à « 80 » ou l’obligation de vaccination, la loi liberticide sur les « fake news », le traçage en ligne des citoyens au motif de débusquer des fraudeurs au fisc alors que les plus riches « cols blancs », souvent élus de la nation, échappent au filet de la Justice ou sont absouts de sanctions pénales exemplaires,

 

Entendu que ces lois et règlements, telle que la réforme du Droit du Travail, que bien de projets de loi présentés comme une « modernisation » de la France, (statuts des employés de la SNCF, privatisations d’établissements publics, vente de biens de l’Etat -  qui sont biens du peuple -, réforme des retraites) et qui ont pour but avoué ou dissimulé de soumettre l’économie française aux lois du marché européen, à la mondialisation et à la concurrence internationale, ne remportent pas l’adhésion d’une majorité de la population, alors que les corps constitués élus ne cessent d’accroitre leurs dépenses de fonctionnements et privilèges,

 

Entendu que vous réduisez les remboursements des soins de santé, avec l’objectif d'en transférer aux mutuelles, nonobstant que de nombreux gens du peuple ne peuvent cotiser à une assurance complémentaire,

 

Entendu que les lois et règlements décidés par vous et votre gouvernement, imposés sous prétexte de réduire les pollutions et d’assurer une « transition énergétique », sont majoritairement désapprouvés par le peuple français, et d’une opportunité scientifiquement contestable,

 

Entendu que le pays France, à lui-tout-seul, ne peut prétendre « faire reculer » ou enrayer ce que certains appellent « le dérèglement climatique », le climat de la Planète ne dépendant pas du prix à la pompe sur notre territoire, lequel ne couvre que 643 801 km² sur les 148,9 millions km² du globe terrestre,

 

Entendu que toutes les orientations, choix, décisions précités, sont entérinés par une Assemblée législative qui ne peut plus prétendre, conformément à la Constitution, émaner « du peuple »,

 

Entendu que ladite Assemblée a été majoritairement élue par une partie minoritaire du corps électoral, avec une forte abstention, les députés LREM ayant été choisis par rejet d’une « classe politique » jugée disqualifiée après 35 ans de pouvoir, et à défaut,

 

Entendu que vous-même, M. le Président, avez été élu non pour « votre programme » mais pour faire « barrage » au candidat concurrent, et ce avec seulement 43,63 % du corps électoral si l’on compte le nombre d’inscrits sur les listes et les abstentions ou bulletins blancs, et le candidat que vous avez été a bénéficié 12 mois durant de la promotion de l’ensemble des organes de presse, privés ou d’Etat,

 

La majorité du peuple français en ayant ainsi délibéré, juge sensé de vous demander, M. le Président, de donner à la grogne légitime et manifeste une réponse légale et constitutionnelle en procédant immédiatement à la dissolution de l'Assemblée Nationale, et de lui permettre d’exprimer démocratiquement d’autres choix que les vôtres et ceux des députés qui, globalement, et de fait, ne représentent pas la Nation.

 

 « Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale » - Article 12

 

Je vous rappelle, M. le Président, que d’illustres prédécesseurs à la tête de l’Etat l’ont fait, et pour certains d’entre eux pour des motifs bien moindre que l’actuelle agitation de gilets jaunes :

Charles de Gaulle, le 9 octobre 1962 et le 30 mai 1968 considérant qu’il n’avait plus la confiance du peuple français, François Mitterrand, le 22 mai 1981 puis le 14 mai 1988,

Jacques Chirac le 21 avril 1997.

 

Charles de Gaulle, que vous aimez citer en référence, à la suite du rejet par 52,58% de son projet de loi relatif à la création de régions (dit « de décentralisation ») et à la rénovation du Sénat, a démissionné le lendemain du scrutin, le 28 avril 1969... Je m’en souviens car j’avais 20 ans ! Vous, M. le Président, vous ne pouvez vous en souvenir... car vous avez l'âge de mon fils !

 

Bien cordialement, M. le Président,

 

Signé : Un petit retraité qui tire le diable par la queue avec 1050€ par mois.

 

 

Ce manifeste peut être copié-collé et diffusé sans restriction!

 



23/11/2018
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